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Thomas Degeorge

Thomas Degeorge

1786-1854

Christophe Thomas Degeorge (1786-1854) compte parmi les représentants méconnus de l'école néoclassique française du XIXe siècle. Né le 8 octobre 1786 à Blanzat dans le Puy-de-Dôme, il grandit dans une famille bourgeoise - son père Annet François Degeorge était avocat puis juge de paix à Clermont-Ferrand, sa mère Gilberte Vigeral fille de notaire. Très tôt, l'enfant manifeste des dispositions exceptionnelles pour le dessin, ce qui détermine son orientation artistique.

Sa formation artistique débute à Clermont-Ferrand sous la direction de Gault de Saint-Germain, maître de dessin réputé. Dès l'âge de douze ans, Thomas Degeorge maîtrise l'art du portrait avec une précision remarquable. À seize ans, il intègre l'atelier parisien de Jacques-Louis David, figure emblématique du néoclassicisme français, où il parfait sa technique et s'imprègne des principes esthétiques de l'école davidienne.

L'artiste développe rapidement une pratique diversifiée, excellant tant dans la peinture de chevalet que dans l'art mural. Soutenu par Chabrol, alors préfet de la Seine, il obtient plusieurs commandes prestigieuses pour des églises parisiennes, notamment l'Ensevelissement du Christ, le Martyre de saint Jacques le mineur et un Christ à la colonne. Il réalise également des fresques à caractère allégorique pour la salle des audiences du tribunal de commerce de Paris et collabore avec Vinchon à l'exécution des fresques de la chapelle Saint-Maurice en l'église Saint-Sulpice.

Thomas Degeorge s'éteint le 21 novembre 1854 à Clermont-Ferrand, laissant une œuvre qui témoigne de la persistance des idéaux néoclassiques au milieu du XIXe siècle. Le musée d'art Roger-Quilliot de Clermont Auvergne Métropole conserve aujourd'hui un ensemble significatif de ses créations, permettant d'apprécier l'évolution stylistique de cet élève fidèle de David.

Œuvres de cet artiste

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